RDC: une douzaine de morts dans des violences en Ituri après quelques semaines d’accalmie

Écrit par sur décembre 1, 2020

Une douzaine de personnes ont été tuées en deux incidents en Ituri après plusieurs semaines d’accalmie dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo, où les violences ont fait plus de 1.000 morts en trois ans, a-t-on appris de sources locales. Cinq femmes et quatre enfants ont été massacrés lundi soir par des assaillants armés dans le territoire de Djugu, a déclaré le président de la société civile de ce territoire, Jules Tsuba, à l’AFP.

La radio onusienne Okapi parle elle de « trois femmes et six enfants (…) criblés de balles avant d’être découpés à la machette ».

Trois autres femmes ont été grièvement blessées, et elles ont été transportées par des Casques bleus bangladais vers un hôpital, d’après ces deux sources.

Les attaques ont été attribuées aux miliciens du groupe armé Coopérative pour le développement du Congo (Codeco).

La Codeco est un groupe mystico-militaire qui prétend défendre les Lendu, une communauté locale de l’Ituri.

Ses miliciens sont accusés d’être responsables d’une grande partie des violences qui ont fait plus de 1.000 morts dans le territoire de Djugu depuis décembre 2017.

La fréquence des attaques a sensiblement baissé depuis quelques semaines en Ituri, où le président Félix Tshisekedi a envoyé une délégation d’anciens chefs de guerre pour négocier la paix avec la Codeco.

Depuis, plusieurs fractions de ce groupe armé, sans commandement unique, ont signé l’acte d’ »engagement unilatéral » de cessation des hostilités. Mais le processus de leur (désarmement, démobilisation et réintégration démobilisation et réinsertion (DDR) est au point mort depuis des semaines.

« On ne négocie pas avec des rebelles », a estimé M. Tsuba, accusant le gouvernement d’être « auteur de tout ce désordre » en raison la « lenteur » du processus de DDR.

Entre 1999 et 2003, la région aurifère de l’Ituri avait été ravagé par un violent conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts jusqu’à l’intervention d’une force européenne, Artémis, sous commandement français.

Par ailleurs, deux assaillants et un civil ont été tués dans le territoire voisin de Mambasa lors d’une incursion « sur un site d’exploitation d’or tenu par des Chinois », a rapporté Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

fizimedia.com

Source: AL


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