Revue de presse internationale de ce samedi 11 janvier 2020,À la Une: réforme des retraites, la grève sans fin

Written by on janvier 11, 2020

Les négociations entre syndicats et gouvernement reprennent aujourd’hui en France, après la nouvelle journée d’action contre le projet de réforme des retraites :

Après la mobilisation, hier en France, place en effet aujourd’hui à la convention sur le financement du système des retraites. Comme le résume le journal Le Midi Libre, « un jour on manifeste, le lendemain on négocie… Depuis cinq semaines, la France est entrée dans une valse politique à deux temps ».

Alors, bon, on connaissait la valse à trois temps, voire la valse à mille temps, mais la valse à deux temps, voilà qui est nouveau… Ainsi va la France…

Et, pendant ce temps, les jours passent. Trente-six jours de grève, déjà, et le quotidien La Voix du Nord le souligne, le mouvement social opposé à la réforme des retraites est déjà « la plus longue grève ininterrompue depuis 1968 ».

Alors ? Alors, après 36 jours d’un mouvement « qui fait déjà référence en matière de luttes sociales », le quotidien La Charente Libre pose la question : « comment en sortir ? ». Or l’ampleur des cortèges d’hier autorise les syndicats opposés à la réforme « à croire que la mobilisation trouve un second souffle ».

« C’est par où la sortie ? », s’impatiente Le Parisien, la quatrième journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, hier, s’est soldée par un « statu quo » et la situation est « de plus en plus tendue ».

C’est en tout cas « usant pour les nerfs. Déprimant pour les commerçants. Angoissant même pour les grévistes, souligne de son côté Ouest France.

Le bras de fer sur la réforme des retraites se poursuit. Sans sortie de crise pour l’instant ».

Libération n’écrit pas autre chose, ce conflit des retraites tourne au « bras de fer sans fin (car) l’impasse semble totale ». Et Libé se demande si le gouvernement n’a pas choisi une « posture franchement irresponsable », jugeant que la position gouvernementale a « quelque chose d’incompréhensible ».

Alors, ce quotidien prévient. « Si rien ne change, le scénario noir est déjà écrit : la grève se poursuit en terre inconnue, le gouvernement reste impavide. S’il obtient le KO final, il aura rejeté dans l’humiliation l’ensemble du syndicalisme français. Et s’il perd, il terminera le quinquennat dans les cordes, incapable de réformer plus avant », résume doncLibération.

De son côté, dans un entretien au journal Le Figaro, le ministre de l’Action et des Comptes publics dit qu’un « compromis rapide et satisfaisant pour tous est possible (…) Il est à portée de main », assure Gérald Darmanin.

En France toujours, les élections municipales de mars prochain à présent. Avec une candidature à Paris, celle de Marlène Schiappa… en attendant celle d’Agnès Buzyn :

Selon Le Parisien, en effet, la ministre de la Santé « a topé avec Benjamin Griveaux » à Paris. Agnès Buzyn « figurera sur une liste parisienne pour les municipales », annonce ce journal, sans préciser dans quel arrondissement ni à quelle position sur la liste.

Quant à la secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes, elle confirme, dans Le Parisien, sa candidature « pour soutenir Benjamin Griveaux », dit à ce quotidien Marlène Schiappa, qui sera donc bien sur la liste du candidat officiel de LREM dans le XIVe arrondissement de Paris, là-même où le candidat dissident de LREM Cédric Villani est tête de liste. Mais c’est à présent à Biarritz, sud-ouest de la France, que se dessine un nouveau duel fratricide au sein de la majorité. Le Parisien, encore lui, signale que le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, demain, va présenter sa candidature à la prochaine élection municipale dans cette ville de 25 000 habitants où… un autre membre du gouvernement, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne sera présent sur la liste du maire centriste sortant, élu du parti MoDem, allié de la macronie. Soit, comme le souligne Le Parisien, « la perspective d’un duel fratricide entre deux personnalités qui voisinent à la table du Conseil des ministres ». Ambiance…

Ces révélations à présent, sur l’attaque au drone qui a couté la vie au général Qassem Soleimani :

Selon Le Figaro, « durant l’après-midi du jeudi 2 janvier, une équipe d’Américains s’est rendue à l’aéroport de Bagdad pour désactiver les radars civils ». Un spécialiste en aéronautique dit à ce quotidien que les Américains ont « probablement voulu débrancher les mémoires des radars pour effacer toute trace de leurs tirs de drone ». Ce journal précise que les radars civils de l’aéroport de Bagdad ont été livrés par la société américaine Raytheon.

Etant rappelé que c’est un drone Reaper qui a été utilisé pour « éliminer » Soleimani, Le Figaro évoque deux options sur son décollage : le Koweït ou, « plus vraisemblablement », le Qatar, qui abrite la plus grande base américaine au Moyen-Orient, d’où décollent généralement les drones américains.

En Australie enfin, ça n’est pas la grève qui est sans fin, c’est la catastrophe. Les incendies, là-bas, durent maintenant depuis trois mois :

Comme l’a dit un professeur d’université de Sydney – et que le journal La Croix reprend à son compte – l’Australie est tel « le canari au fond de la mine », vous savez, cet oiseau que les mineurs emportent avec eux et qui, s’il advient qu’il meure dans sa cage, signale ainsi la présence d’un gaz inodore mais terriblement dangereux pour les hommes, qui évacuent alors aussitôt la mine.

Cette « affaire » en Australie « est la nôtre, pauvres ou riches, sermonne le quotidien catholique français. Les canaris sont morts, il faut sortir de la mine ».

Et, là-encore, signe des temps, les préoccupations changent comme les temps de la valse. Ainsi que le remarque Le Figaro, « il y a trente ans, l’émotion internationale se portait sur les catastrophes humanitaires : tragédie des boat people, famine en Éthiopie. Aujourd’hui, signe des temps, ce sont les catastrophes écologiques qui nous saisissent et font réagir l’opinion. Dans l’Australie en flammes, on déplore bien sûr les victimes humaines ( au moins une trentaine ), mais on dénonce aussi – surtout, songent quelques-uns – les espaces ravagés, les espèces détruites ».

Par la rédaction.


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