Fizi: des affrontements sont signalés à Kahwera

Written by on janvier 10, 2020

Depuis le matin vers 4 heures du matin, des violents combats sont signalés entre les rebelles Ngumino de la communauté Banyamulenge et les forces d’auto-défense Maï Maï au niveau Kahwera dans les hauts et moyens plateaux du territoire de Fizi en commune de Minembwe.

C’est dans ce village où le colonel Makanika de la communauté Banyamulenge a installé sa base après sa défection au sein des forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Kahwera est un village qui se trouve a plus ou moins 13 kilomètres de Minembwe centre.

Selon le porte parole des forces d’auto-défenses qui a été joint par la rédaction de FIZIMEDIA.COM, « nous avons décidé de bombarder leur base pour neutraliser leur force » a fait savoir celui-ci.

Mais après le village Kahwera nous allons prendre le village de Minembwe et ces environs a-t-il ajouté.

Les bilans de ces affrontements fait état des 18 morts côté milices Ngumino et zéro mort côté Maï Maï renseigne la télévision en ligne la voix du Kivu, un media qui mène des études sur l’occupation rwandaise au Kivu depuis le début de ces atrocités.

QUI EST LE COLONEL RUKUNDA MICHEL ALIAS MAKANIKA.

Le col Makanika est un officier supérieur des Fardc, né à Kitoga en territoire d’Uvira au Sud-Kivu. Dissident de l’AFDL en décembre 1997 contre la présence des troupes rwandaises, arrêté et son groupe à Nguba à Bukavu, condamné à mort et évadé de la prison de Bkv à l’arrivée du RCD, il ira s’installait à Lulenge où il fut rejoint par son compagnon pacifique Masunzu.

Ses hauts faits d’armes sont très connus en trois moments cruciaux de l’histoire du Sud-Kivu et du Congo en général :
1. Il a été chef des opérations de la guerre menée contre les troupes d’occupation rwandaises pendant 6 mois en février 2002 à Minembwe, dirigé par Pacifique Masunzu aujourd’hui général major des Fardc qui a infligé une défaite cuisante et les rwandais s’en souviennent encore;
2. Le col Makanika a dirigé une unité qui a mis en déroute le col Byamungu qui voulait prendre Uvira en 2012 lors des insurgés du M23;
3. Il a été à la base de la neutralisation du plan d’étendre le M23 par le canal de Gustave Bagayamukwe alias Bagus en février 2013 en le neutralisant dans la ville d’Uvira sous le gouverneur Marcellin Cishambo .
Il dit avoir fait défection puisque le gouvernement : est incapable de protéger les populations des hauts plateaux contre une coalition des maï-maï avec les Red Tabara burundais truffés des éléments spéciaux de l’armée rwandaise et dit être prêt à les combattre. Il dit faire appel à tous les patriotes de le rejoindre pour chasser les groupes armés étrangers et neutraliser les complices congolais.

Vers une désagrégation de la République démocratique du Congo, Prof Blaise ECA Wa LWENGA
AVOCAT.

Notre patrie est exposée à un grand risque réel d’émiettements. Aujourd’hui plus qu’hier, il y a réellement péril en la demeure. En effet, si au lendemain de notre indépendance nationale le péril était interne – bien que les ficelles fussent tirées de l’extérieur – opposant les politiques congolais les uns aux autres, aujourd’hui le péril vient de petits pays qui nous entourent dans nos frontières orientales.
Les plumes les plus averties ont alerté l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur le risque de la désagrégation de l’Etat congolais (Honoré Ngbanda Nzambo, Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, Editions Duboiris, Paris, 2004 ; Honoré Ngbanda Nzambo, Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal Mobutu, Editions Gideppe, Paris, 1998 ; Charles Onana, Les secrets du génocide rwandais. Enquête sur les mystères d’un président, Editions Duboiris, Paris 2002 ; Charles Onana, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Editions Duboiris, Paris, 2009).
Mais les congolais sont toujours dans leur sommeil, distraits pour le moment par des débats de faible importance : la recherche de la vérité des urnes pour les uns, le contentieux électoral qui n’en finit pas pour d’autres et Kin Bopeto pour d’autres encore. Pendant ce temps-là le Rwanda et ses alliés internes portent le coup de grâce à un pays déjà rongé de l’intérieur.
Il y a péril en la demeure, disais-je. Et s’il y a encore aujourd’hui des congolais qui n’ont pas conscience du danger qui menace l’existence même de la patrie dans ses frontières héritées de la colonisation, ce n’est pas faute d’avoir été suffisamment informés, ce serait faute de lire et de l’inconscience car les auteurs précités n’ont pas cessé depuis plus d’une décennie de démontrer comment le Rwanda et son Tutsi power travaillent nuit et jour pour annexer le Kivu au Rwanda, la province orientale à l’Ouganda. C’est l’empire Tutsi-Hima projeté qui englobera aussi bien le Burundi que la Tanzanie.
En 1992, je me trouvais à Goma, jeune Assistant à la toute nouvelle faculté de droit de l’Université Libre des Pays de Grands Lacs (ULPGL) quand atterrit entre mes mains un drôle de document étrange. Il s’agissait d’un plan de colonisation et d’occupation du Kivu par les Tutsi établis au Congo. Qu’on ne me parle pas de facies ici – ce terme devenu un fonds de commerce comme celui du génocide des tutsi – ou de xénophobie ; car le plan lui-même s’identifie comme étant un plan de colonisation et d’occupation du Kivu par les Tutsi. Le plan est dirigé clairement contre les Bantous.
Il s’agit d’un plan en 19 points qui date de 1962. En 1962, déjà ! Deux ans seulement après l’accession de notre pays à l’indépendance, les tutsis avaient déjà un plan de colonisation et d’occupation du Kivu ! Le document décline les moyens et les méthodes à mettre en œuvre pour coloniser et occuper le grand Kivu.
Bien sûr, les clameurs publiques viendront fredonner que ce document est un faux, les faibles d’esprit allégueront qu’il s’agit d’une machination ; les prodigues y verront une chimère, tandis que les cyniques crieront à la xénophobie. Il s’agit pourtant de la vérité. Le document est publié en annexe d’un ouvrage publié par un rwandais, Monsieur Raphaël NTIBAZONKIZA, Au royaume des Seigneurs de la lance, Tome II, De l’indépendance à nos jours (1962-1992), Annexe I, pp 333-334, Asbel/Bruxelles).
Les tutsi ont donc toujours en tête un plan de créer, au cœur de la région des grands lacs, un empire Tutsi-Hima. Le plan que j’analyse ici a d’ailleurs déjà vu le jour avec l’accession de Yoweri Museveni au pouvoir en Ouganda en 1986, puis celle de Kagamé au Rwanda en 1994, et, enfin, l’agression de la République démocratique du Congo en 1996 et en 1998 jusqu’à ce jour.
La réalité de ce plan tutsi de créer un empire Tutsi-Hima ne peut plus être contestée. Pour s’en convaincre, il suffit de réviser les témoignages concordants relatifs audit plan (I) et de voir, in concreto, comment il a été exécuté sans faille depuis 1962 (II).
I) Quelques témoignages sur la réalité du plan de création de l’empire Tutsi-Hima dans la région des grands lacs

Je renvoie volontiers le lecteur à l’ouvrage de Monsieur Honoré Ngbanda intitulé « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux », précité.
L’on sait en effet à travers ses écrits, non démentis, que c’est Honoré Ngbanda qui a présenté le maquisard Yoweri Museveni au président Mobutu, lequel l’a aidé militairement à accéder au pouvoir en Ouganda en 1986. Honoré Ngbanda rapporte un renseignement grave que nos officiers de renseignement envoyés par Mobutu pour encadrer Museveni et ses troupes dans sa guérilla lui ont révélé.
Honoré Ngbanda écrit (pages 94 et 95) : « Plusieurs rapports venant des sources différentes nous avaient signalé des propos identiques, que tenaient les militaires tutsi rwandais de la NRA pour justifier leur solidarité et leur appui inconditionnel à la lutte de la guérilla ougandaise. Selon eux, la guerre de libération de l’Ouganda était aussi leur guerre à eux : « nous voulons d’abord libérer l’Ouganda pour ensuite libérer le Rwanda et installer avec nos frères du Burundi notre République du Volcan où nous monterons la plus grande et puissante armée de l’Afrique centrale ». Honoré Ngbanda ajoute : « Aujourd’hui, le déroulement des événements dans les Grands Lacs a confirmé la pertinence de leurs propos : le renversement du pouvoir en Ouganda au mois d’août 1986, la première attaque des éléments tutsi du FPR contre le Rwanda le 1er septembre 1990 suivie d’une autre offensive qui a abouti à la prise du pouvoir à Kigali le 1er juillet 1994, et enfin les deux invasions du Zaïre, contre Mobutu en 1996, et contre Laurent Désiré Kabila en 1998, toute cette succession d’attaques et d’invasions constituent la preuve d’une stratégie bien planifiée par les deux hommes : Museveni et Kagamé. Ce sont là autant de faits qui prouvent que les propos tenus par les combattants tutsi en 1985, déjà, n’étaient pas des paroles en l’air, mais reflétaient une visée commune bien partagée quant à leurs ambitions dans la région ».
Au titre de témoignage encore, on peut aussi rappeler les déclarations de l’ancien président rwandais Pasteur Bizimungu, un Hutu ayant trahi Habyarimana son frère pour soutenir le FPR tutsi – où est-il maintenant celui-là ? – qui revendiquait une conférence de Berlin II avec comme objet de retracer les frontières du Rwanda, c’est-à-dire, y annexer purement et simplement le Kivu. Faustin Twagiramungu, ancien premier ministre rwandais, un Hutu aussi ayant sympathisé avec le FPR en trahissant son frère Habyarimana – où est-il maintenant lui aussi ? – a rappelé que Paul Kagamé s’était écrié, au sujet de la petite superficie du pays qu’il venait de conquérir : « it’is small like a district of Ouganda (il est aussi petit (le Rwanda) qu’un district de l’Ouganda). La seule solution pour le pouvoir en place à Kigali est d’étendre son territoire, de gré ou de force, en annexant le Kivu.
Mais voyons, dans la réalité comment le plan de création de l’empire Tutsi-Hima arrêté en 1962 s’est réalisé progressivement. Ce plan, rappelons-le, a été découvert lors des troubles du 15 septembre 1962 à Matanda Kiruba-Kibari, au Nord Kivu, précisément à Nyamitaba.

II) Exécution du plan de colonisation et d’occupation du Kivu par les Tutsi

La colonisation et l’occupation du Kivu sont le prélude de la création de l’empire Tutsi-Hima, et donc de la balkanisation de la République démocratique du Congo.
Le point 3 du plan est ainsi rédigé :
« La tâche première de tout intellectuel (tutsi) est d’essayer de décrocher un autre commandement dans le territoire car vous êtes sans ignorer l’importance de ce service dans la diffusion des idées politiques dans la masse populaire ».
Nul doute, quand on voit l’acharnement avec lequel les tutsi du Sud-Kivu s’emploient à créer de toutes pièces et de manière totalement artificielle la commune dite de Minembwe, on comprend bien que c’est en exécution dudit plan que ces efforts sont déployés par les intellectuels tutsi au pouvoir en République démocratique du Congo en intelligence avec le pouvoir de Kigali.
La commune dite de Minembwe dont on parle, pour ceux qui n’en savent rien, si on en juge par la cartographie de ses initiateurs, ampute une partie du territoire de Mwenga, du territoire de Fizi et du territoire d’Uvira, de sorte que cette commune serait non seulement plus grande que le Rwanda et le Burundi, mais elle constituerait la commune la plus grande du grand Kivu. Que l’on me comprenne bien. Une subdivision administrative tendant à la création d’une nouvelle entité territoriale ne pose pas de problème en soi si elle est établie dans le respect de la loi.
Or, la création de cette entité dite de Minembwe s’est faite au mépris des textes en vigueur tant sur la forme que sur le fond. En la forme, les autochtones congolais n’ont jamais été associés aux discussions qui pouvaient aboutir à sa création, c’est l’œuvre exclusive des tutsi. Mais plus grave encore – et c’est ce qui prouve que la création de cette commune entre dans le plan de 1962 – la réunion inter-tutsi du Congo et du Rwanda relative à sa création s’est tenue à Kigali – oui, vous avez bien lu c’était à Kigali au Rwanda – pas à Kinshasa. A ce sujet, la lettre de Monsieur Mugaza Ruseruka, administrateur autoproclamé du territoire de Minembwe en question, en date du 20 février 2004, adressée à Monsieur Azarias Ruberwa, alors vice –président de la République démocratique du Congo, ne laisse guère de doute quant au lien qui existe entre la création dudit territoire et le plan de 1962 de colonisation et d’occupation du Kivu par les Tutsi.
Il ressort de la lettre de Monsieur Mugaza (Voir Honoré Ngbanda, Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, idem, page 435) que les réunions préparatoires à la création du territoire de Minembwe ont eu lieu successivement le 14 décembre 2003 et le 6 janvier 2004 respectivement à Minembwe et à Kigali. Bien entendu, on n’imagine guère qu’un mubembe, fuliru, nyindu, rega, bwari, etc ait été convié à cette réunion sur la création du territoire de Minembwe tenue à Kigali, en terre rwandaise. C’est là que justement le problème se pose. En effet, s’il s’agissait d’une simple subdivision territoriale congolo-congolaise, pourquoi les tutsi n’ont-ils pas associé les autres tribus qui habitent ces entités territoriales aux discussions préparatoires de la création de cette commune de Minembwe ?

C’est plutôt par la violence, par la force des armes que les tutsi d’ici et d’ailleurs tentent d’imposer, de gré ou de force, un territoire artificiel, putatif, qui serait à eux. Il n’y a donc pas meilleure preuve démontrant que la création de la commune de Minembwe par les seuls tutsi entre dans le plan de 1962. Il ne s’agit donc pas d’une décision dictée par une volonté salvatrice d’approcher l’administration des administrés comme cela est soutenu, a posteriori, par les tutsi, mais il s’agit bien d’un plan d’occupation.
Par ailleurs, l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu a émis un avis clairement négatif à sa création nonobstant le mensonge diffusé par les seigneurs de la guerre. C’est d’une manière frauduleuse que ce dossier est arrivé à Kinshasa accompagné d’un avis favorable falsifié et altéré dans sa vérité prétendument rendu par l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.
Au fond, pour faire simple, les conditions exigées par les textes sont les suivantes : (a) une enquête sur la délimitation du territoire ou entité administrative à créer, c’est-à-dire que l’entité à créer ne doit pas empiéter sur des entités administratives existantes, (b) définir les subdivisions administratives de la nouvelle entité à créer (secteurs ou chefferies, groupements etc) qui doivent être distinctes de celles existantes, (c) le volume de la population, (d) la viabilité économique de l’entité à créer (ses richesses autonomes) et (e) recueillir l’avis des populations autochtones vivant dans l’entité à créer et voisines de cette dernière.

A ce jour, la commune dite de Minembwe ne remplit aucune de ces conditions de forme et de fond fixées par les textes légaux et règlementaires.
Le point 4 du plan tutsi de colonisation du Kivu de 1962 énonce que :
« Tout intellectuel mututsi est tenu de se faire un ami dans tous les services administratifs de la République du Congo pour lui permettre de s’initier à la machine administrative de ce service en vue de se préparer au remplacement éventuel, à la responsabilité de ce service ».
Ainsi donc tous nos services étatiques et paraétatiques sont-ils occupés à des postes stratégiques par des tutsi : armée, police, services secrets, présidence de la République (un tutsi fut vice-président de la RDC), gouvernement (ministres tutsi inamovibles), assemblée nationale, sénat, administration territoriale, assemblées provinciales, gouvernements provinciaux etc. Ce phénomène touche même les églises. Et pourtant les tutsi d’ici et d’ailleurs continuent à crier à la face du monde qu’ils sont victimes de xénophobie en République démocratique du Congo. Les congolais sont remplacés par des tutsi, sans la moindre discussion au péril de leur vie dans nos chefferies, villages et groupements à l’Est, au Nord et au Sud-Kivu, notamment dans les hauts plateaux de Fizi-Itombwe-Uvira.
Le point 6 du plan stipule que :
« Quand nous avons acquis tous les postes importants, nous serons bien placés pour muter tous les ennemis Bantous à notre guise et surtout les remplacer par nos agents ».
Le point 9 du plan vient ajouter :
« Tout territorial tutsi est tenu à user la peur pour affermir son autorité auprès de la masse crédule Bantous ».
C’est ainsi que pour semer la terreur dans les hauts plateaux d’Uvira-Fizi-Itombwe (Mwenga), les chefs coutumiers congolais autochtones sont sauvagement assassinés de manière sélective (voir à ce sujet le mémorandum de la communauté Bembe au dialogue qui s’est tenu à Uvira le 28 juin 2019, qui cite expressément les noms des chefs coutumiers Bembe exécutés sommairement par les tutsi).

Les assassinats ciblés de nos chefs coutumiers au Sud-Kivu ont affecté de manière tout aussi cruelle le Nord-Kivu chez les Hunde, Nyanga, Nande etc. Nos chefs coutumiers ainsi assassinés sont remplacés par des tutsi, comme le prévoie exactement le plan de colonisation et d’occupation du Kivu de 1962. Plus grave encore, dénonce le mémorandum des Babembe au dialogue d’Uvira le 28 juin 2019, non seulement les tutsi assassinent les chefs coutumiers congolais, les remplacent par les leurs sur des territoires ne leur appartenant pas, mais ils changent aussi purement et simplement les noms des villages, des rivières, des collines congolais pour les substituer par des noms rwandais. Ainsi par exemple – et pour que les congolais comprennent bien la gravité de la situation – un Muluba de Kabeya Kamwanga sera surpris d’entendre un jour que sa contrée s’appelle désormais non plus Kabeya Kamwanga mais Kwiruru, un nom rwandais dont il ne connaît nullement le sens et qui ne figure pas dans le patrimoine culturel luba et congolais. C’est ce que les banyarwanda font actuellement au Sud-Kivu. Et l’histoire renseigne que les occupants allemands avaient, de la même manière, changé tous les noms français dans toute la région Alsace, en France, sous occupation, en y substituant des noms allemands. La situation est donc très grave et préoccupante.
Le point 16 du plan invite la jeunesse tutsi à utiliser la violence pour atteindre les objectifs assignés :
« Nous faisons appel à toute la jeunesse tutsi pour qu’elle rejoigne l’AJIR car si malgré notre finesse, nous ne réussissons pas, nous ferons appel à la violence. Cette jeunesse aura pour devoir de soutenir les territoriaux tutsi et répondre par la terreur de nos agents acolytes ».
Ainsi comprend-t-on la création des milices tutsi au Sud-Kivu, en particulier, telles les Ngumino, les Twigwaneho, les Al-Shabab et autres milices, qui sèment la terreur dans les hauts plateaux d’Uvira-Fizi-Itombwe (Mwenga) pour contraindre, à dessein, les autochtones congolais à fuir leurs territoires, afin qu’eux, les tutsi, puissent les occuper avec le concours de leurs frères du Rwanda. Ces milices tutsi sont aidées et appuyées militairement par les différentes milices étrangères, rwandaises et burundaises notamment les RNC, FNI, FOREBU.
Les hostilités actuelles au Sud-Kivu ont une cause, on n’en parle pas. Son déclenchement est le fait de l’assassinat d’un chef coutumier Nyindu, feu Kawaza. C’est que les milices tutsi ont torturé sans raison, en public, dans un marché, ce chef coutumier de la tribu Nyindu ; toute la journée elles l’ont torturé, jusque tard le soir jusqu’à ce qu’il ait rendu l’âme. Aucun tutsi n’est venu arrêter la main de leur assassin pour éviter le drame.
Il est donc indiscutable que depuis 1996 toutes les guerres venues de l’Est du pays sont le fait exclusif des banyarwanda opérant sous le nom d’emprunt de « Banyamulenge ». Par ailleurs, il n’est pas superfétatoire de relever le fait qu’on ne rapporte pas des affrontements entre les communautés autochtones entre elles, comme par exemple les Babembe contre les fuliiru, rega, nyindu, bwari, shi, vira etc et vice-versa !
Et c’est là que les autorités congolaises à Kinshasa commettent la plus grave erreur de considérer que la guerre à l’Est du Congo est une guerre interethnique ou communautaire ; parce que si cette guerre était interethnique ou communautaire, elle aurait opposé aussi bien les communautés autochtones bembe à d’autres communautés non tutsi ou les autres communautés autochtones opposées aux babembe, par exemple. Or ce n’est pas le cas : on se trouve en l’espèce dans le cas de figure où deux camps s’affrontent, d’un côté les armées tutsi (régulière du Rwanda, les milices rwandaises et burundaises et les milices tutsi du Congo), de l’autre côté les groupes d’auto-défense autochtones, toutes tribus confondues qui se battent pour défendre la nation en péril d’occupation rwandaise. Il s’agit donc, et il faut avoir le courage de nommer le chat, d’une guerre d’agression, d’occupation du Congo par le Rwanda avec l’appui des tutsi du Congo.
Je connais la réaction. Je serai taxé de xénophobe. Qu’importe. Mais il n’en est rien. Nul n’ignore que les guerres qui secouent notre pays depuis 1996 – pour ne retenir qu’une date récente – est le fait exclusif des tutsi. Qu’on nous apporte la preuve du contraire où une autre peuplade a menacé le pays dans ses fondements comme l’ont fait les tutsi depuis les deux dernières décennies. Il n’y en a pas.

Pourtant les Tutsi crient qu’ils sont victimes de la xénophobie au facies ! A eux j’oppose cette citation d’un grand homme politique français: « si une communauté n’est pas acceptée, c’est parce qu’elle ne donne pas de bons produits, si elle se plaint de racisme à son égard – le facies dont se plaignent les tutsi aujourd’hui alors qu’ils occupent des postes stratégiques de l’Etat congolais – c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous pour imposer ses mœurs ». Le Général De Gaulle à qui on attribue cette citation savait de quoi il s’agissait.

Cette phrase, écrite loin de nos frontières, par un homme d’Etat qui n’a aucune attache biologique avec les congolais a, certes, une portée universelle, mais préfigurait déjà notamment une situation dramatique qui allait prévaloir en RDC des dizaines d’années après : dans les Grands lacs, la communauté Tutsi ne s’accepte pas dans les territoires d’accueil, sauf chez leurs pairs. En effet, à cause de leur cruauté de principe, les tutsi ont été chassés de Vyura, dans le Katanga, loin de toute présence des babembe qu’on se complaît à taxer de xénophobe. Ils s’étaient déjà autoproclamés « Banyavyura » en référence au nom du lieu de leur hébergement « Vyura » ; avaient initié le système funeste d’élimination physique systématique des chefs coutumiers et des notables de cet espace de Vyura en vue d’occuper les terres par l’assassinat et l’éloignement des populations autochtones consécutivement à la terreur des tutsi envahisseurs.

On a même vécu une situation ubuesque voire incongrue à ce sujet : ainsi, en effet, le père Tutsi resté au Sud-Kivu appartenait à la « tribu » « Banyamulenge », alors que son fils aîné parti vivre à Vyura dans l’actuelle province du Tanganyika, devenait membre de la « tribu » « Banyavyura » ; c’est-à-dire que le père et son propre fils aîné appartenaient à des « tribus » différentes ! Somme toute, une telle situation est absente dans le patrimoine culturel congolais. L’imposture va plus loin encore : Moïse Nyarugabo, immigré burundais, se trouve être le porte-parole d’une certaine ethnie nouvelle dénommée « Banyamulenge », composée, elle, d’originaires du Rwanda. Allez-y comprendre !

A la suite des mêmes comportements cyniques, orgueilleux, hégémonistes, les Tutsi ont été, depuis environ trois ans, expulsés manu militari de la Tanzanie où ils tentaient une aventure similaire à celle qu’ils ont réussie à Kinshasa à la faveur d’une communauté internationale acquise à leur cause. Les dirigeants tanzaniens, prévenus notamment par les malheurs de la RDC, ont tu toute naïveté et agi au bon moment pour se défaire d’une ethnie malicieuse qui minait déjà son système politique.

Maintenant que les babembe et alliés autochtones se réveillent, sur le tard, pour ne pas se faire exterminer, sur leur propre territoire, par une peuplade orgueilleuse à outrance, même les sénateurs des Etats-Unis crient à la xénophobie. Ils n’en ont cure des millions des congolais qui ont été sommairement exécutés par les Tutsi depuis 1996.

L’allocation de Minembwe aux tutsi au mépris des textes en vigueur constitue le début sûr de la désagrégation de la RDC et de l’implantation de l’empire Hima-Tutsi. Qu’on ne s’y trompe point. Il faut, au prix de n’importe quel sacrifice, combattre ce phénomène jusqu’à totale extinction du rêve annexionniste du tutsi power.

La nation congolaise est en péril parce qu’en plus de ces milices tutsi qui exécutent à la lettre le plan de colonisation et d’occupation du Kivu de 1962 analysé précédemment, ces milices ont reçu le renfort de l’armée régulière rwandaise au début de l’année 2019. Pourtant, et c’est inquiétant, dans sa conférence de presse accordée aux journalistes de RFI la veille de la fête de notre indépendance nationale, le président Félix Tshisekedi a nié toute présence de l’armée rwandaise au Congo. Or, le 20 juin 2019, selon le journal en ligne britannique Africa continental, les casques bleus de l’ONU ont révélé la présence de deux bataillons de l’armée rwandaise sur le sol congolais. Les patriotes Maï-Maï le confirment aussi.
Il se murmure avec insistance que le président Félix Tshisekedi vient de signer un deal avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda pour que les armées de ces pays viennent au Congo pour, soi-disant traquer les forces négatives, c’est-à-dire les Fdlr, ADF et autres milices étrangères. Mais aussi pour tuer les autochtones constitués en groupes d’autodéfense populaire qui résistent à l’occupation rwandaise.
Si cette information est vraie, le président Félix Tshisekedi aura, lui-même, signé l’acte de balkanisation de son pays. L’Histoire le jugera car une telle décision n’est ni nécessaire ni opportune. Elle n’est pas nécessaire parce que nos soldats, mieux équipés et nourris, débarrassés de tout commandement infiltré par l’ennemi sont capables de bouter l’envahisseur dehors. Le colonel Mamadou Ndala (paix à son âme) et le général Bauma (paix à son âme) en ont rapporté la preuve. La RDC n’a pas besoin que les armées qui l’occupent viennent à son secours : un pyromane ne peut pas se transformer en sapeur-pompier. La décision est inopportune parce que nos plaies nées des crimes commis par ces armées rwandaise et ougandaise sont encore fraiches dans nos mémoires, pour envisager simplement comme possible qu’un président congolais les invite dans notre pays. Inopportune, enfin, parce que les soi-disant rebelles rwandais et ougandais, qui n’ont jamais attaqué leurs pays – c’est quand même étrange – sont en réalité des soldats des armées régulières rwandaise et ougandaise déployées au Congo pour y semer la terreur ; pendant ce temps ces deux pays pillent et spolient nos ressources naturelles.
Le président Félix Tshisekedi commet une grave erreur de s’associer avec Paul Kagamé. Ce dernier a déjà trahi plusieurs de ses alliés. En effet, où sont passés les hutu rwandais qui ont soutenu le FPR contre leur frère le président Habyarimana – les Kanyarengwe, Pasteur Bizimungu, Faustin Twagiramungu, Seth Sendashonga et autres ? Ils ont été certains exécutés sommairement, d’autres contraints à l’exil après la victoire du FPR en 1994. Ces Hutus ont été jetés dans la poubelle ignoble de l’Histoire du Rwanda car ils n’auront servi que de paillasson pour permettre à Kagamé d’accéder au pouvoir. Ce n’est pas à Félix Tshisekedi que Kagamé réservera un meilleur sort.
L’axe Kinshasa-Kigali prôné par le président Félix Tshisekedi conduira, irrémédiablement le Congo dans des sombres abîmes si rien n’est fait pour l’arrêter. Nos blessures profondes sont encore trop fraiches pour imaginer simplement un rapprochement entre le Rwanda et la République démocratique du Congo : 10 millions des congolais morts depuis 1996 jusqu’ à ce jour du fait des agressions rwandaises réitérées. Avons-nous perdu la mémoire ? Nous avons chacun un devoir de souvenirs à l’égard de nos morts tués par les armées rwandaise, ougandaise et burundaise. Quand vous arrivez à la gare de l’Est à Paris, par exemple, vous êtes frappé par une plaque sur laquelle on peut lire : « De cette gare partirent des milliers de patriotes français pour le tragique voyage qui devait les conduire dans les prisons, dans les camps de tortures et de mort de l’Allemagne nazie. Français, souvenez-vous ». Or, le congolais n’a même plus de souvenirs de l’histoire récente de son pays. Quand je vois le président Félix Tshisekedi inviter Kagamé à Kinshasa, au stade de Martyrs et qu’il se fasse applaudir par les militants de l’Udps, quand on sait que 10 millions des congolais sont morts, tués, violés, enterrés vivants, pilés par des mortiers, femmes congolaises enceintes éventrées par Kagamé et ses hommes… ; on peut vraiment dire que la République démocratique du Congo est couverte d’indignité. Ce jour-là, le peuple congolais a bu le déshonneur jusqu’à la lie.
Le plan tutsi de colonisation et d’occupation du Kivu ne m’avait inspiré aucune réaction en 1992 quand j’en ai eu connaissance à Goma ; tout juste avais-je naïvement dit, comme tout congolais d’ailleurs, que cela n’était qu’une illusion de cette peuplade. Mais à force de voir comment ce plan s’exécute à merveille, je ne puis m’empêcher de voir des similitudes entre ce plan et les raisons qui ont conduit à la chute définitive de la toute puissante nation noire, berceau des civilisations qu’est l’Egypte antique, l’Egypte des pharaons et des pyramides, ce pays des noirs.
Le savant sénégalais Cheik Anta Diop livre les secrets de la chute de l’Egypte ancienne (Cheik Anta Diop, Antériorité des civilisations nègres. Mythe ou vérité historique, Editions Présence africaine, Paris, 1963 et une réédition en 1993, pp 148-187). Dans un chapitre consacré au « Mode de production africain ou « asiatique » en général », Cheik Anta Diop aborde la question de l’évolution politico-sociale de l’Egypte ancienne, celle des noirs, en trois cycles : ancien empire, moyen empire et le cycle d’évolution (le déclin en réalité de l’Egypte pharaonique).
Cheik Anta Diop (pp 154-155) enseigne que « toutes les fois que la nation égyptienne a été menacée par une invasion de peuplades leucodermes venues d’Asie ou d’Europe par la Méditerranée, toutes les fois que de telles invasions ont momentanément désorganisé la vie nationale, le pouvoir politique a émigré au Sud, vers son berceau ancestral ; et inexorablement, le salut c’est-à-dire la reconquête du pouvoir politique sur l’envahisseur étranger, la réunification et la renaissance nationale ont toujours été l’œuvre des dynasties noires, légitimes, nées dans le Sud à l’exclusion du Delta où vont être concentrés tous les esclaves blancs marqués au fer, fruit des victoires de Merneptal et de Ramsès III (tous noirs) contre la coalition des hordes indo-européennes, dont les descendants, affranchis à partir de Psammétique, consacrèrent la perte de l’Egypte… ». Comment ? Cheik Anta Diop enseigne que chaque fois que le puissant pouvoir noir égyptien avait vaincu ses ennemis asiatiques, indo-européens, il en a fait des prisonniers de guerre d’abord ; ensuite les prisonniers étaient faits esclaves marqués au fer, lesquels étaient assujettis à des travaux dans l’agriculture, les champs, la construction des bâtiments etc ; enfin certains parmi ces prisonniers devenus esclaves ont été intégrés dans l’armée.
Le savant sénégalais enseigne aussi que les peuplades vaincues offraient en « cadeaux » leurs filles à la Cour royale égyptienne. Un métissage est né au fur des années et des siècles. La chute de l’Egypte ancienne est venue de là, notamment de l’intégration dans l’armée nationale des esclaves blancs et asiatiques.
En effet, « pressés par la pénurie de la main-d’œuvre libre, et par conséquent aussi des recrues dont le privait l’immunité des temples, l’Etat en arrivait à enrôler ses prisonniers de guerre comme esclaves dans ses services, et à les employer comme auxiliaires dans ses propres armées, allant jusqu’à recruter dans leurs rangs ses officiers subalternes. Encadrés et équipés à l’égyptienne, ces Libyens, ces Egéens et ces Asiatiques, Philistins, Etrusques, Sicules, Shardanes, combattaient bravement en Asie ou sur la frontière libyque contre leurs frères de race et sauvèrent l’Egypte de leurs incursions (p 169) ».
Mais ça c’était au début, car in fine ce sont ces soldats étrangers qui se sont souvenus de ce qu’ils étaient en réalité c’est-à-dire de leurs origines étrangères ; ce sont eux qui ont trahi l’Egypte de pharaons. En effet, en intégrant autant d’étrangers dans son armée, des esclaves de surcroît, l’armée égyptienne s’est dénationalisée peu à peu ; elle en vint rapidement à être essentiellement une armée de mercenaires libres ou demi-serviles commandés par leurs chefs nationaux, seul le haut commandement et quelques détachements d’archers restèrent égyptiens ! La conséquence ? Eh bien plus tard, lorsque les pays dont ces soldats étaient originaires sont venus attaquer l’Egypte, ces braves gens nourris par l’Egypte se sont ralliés à leurs frères de race pour combattre les rois égyptiens. Ce fut la chute de la plus grande civilisation de l’humanité, la civilisation noire d’Egypte.
Cette situation ressemble en tous points à celle qui prévaut aujourd’hui au Congo.
En effet, tout comme l’Egypte à son temps, le Congo a accueilli les tutsi par vagues successives depuis 1959 en tant que réfugiés fuyant leur pays le Rwanda. Le Congo les a nourris, hébergés, scolarisés, leur a donné du travail, les a sauvés de la mort, des massacres cycliques dans leur pays le Rwanda. Mais dans leur plan de colonisation et d’occupation du grand Kivu de 1962, au point 5 les tutsi prônent que tout tutsi doit offrir des cadeaux aux congolais, de l’argent, surtout de la bière, et enfin, leurs filles pour, disent-ils, leur tirer (les Bantous) le vers du nez. Ils prônent aussi le pacte de sang auquel eux-mêmes disent ne pas croire mais auquel les Bantous croient.
Au Congo, tout comme dans la cour royale dans l’Egypte ancienne, la plupart des autorités congolaises : officiers généraux et supérieurs de l’armée, de la police, services de renseignement, ministres, présidents délégués des entreprises publiques et paraétatiques sont couvertes des femmes tutsi qui leur tirent le vers du nez, c’est-à-dire les secrets d’Etat.
Au plan militaire, des troupes tutsi de l’armée régulière rwandaise ont été injectées par vagues successives dans notre armée sous couvert des opérations de brassage et des guerres communes Rwanda et le Congo contre les prétendus rebelles rwandais, tout cela sous le nom d’emprunt de « Banyamulenge » : ce sont les M23, CNDP, RCD etc, comme ce fut le cas de l’intégration des esclaves asiatiques et blancs dans l’armée égyptienne. Les Fardc sont aujourd’hui une armée dénationalisée, comme l’a été avant elle, l’armée égyptienne au temps des pharaons avant la chute de l’Egypte. Et comme si cela ne suffisait pas pour désagréger l’Etat congolais, nos braves dirigeants de la présidence de la République viennent d’instruire l’Auditeur Général des Forces armées d’abandonner les poursuites contre les milices tutsi du M23 afin qu’elles reviennent cette fois-ci au Congo le plus officiellement possible, en intégrant l’armée avec leurs gardes respectifs ! Quelle inconscience !
Ainsi, les patriotes Colonel Madamou Ndala et le Général Bauma qui avaient réussi à détruire ces milices tutsi rwandaises en contrevenant aux ordres du président Kabila, tous ces héros sont morts pour rien parce que Tshisekedi ramène au pays les milices qu’ils ont combattues alors ! La honte.
Aujourd’hui, comme en Egypte à l’époque, la plupart des officiers généraux et supérieurs de l’armée de la République démocratique du Congo sont des tutsi, situation somme toute disproportionnée par rapport à la taille de leur population au Congo. On se rappellera qu’il fut un temps où Vital Kamerhe avait publié un document au nom de son parti de l’époque, le PPRD, document qui pointait avec justesse le nombre anormalement élevé et inquiétant des officiers tutsi généraux, colonels, majors etc au sein des FARDC ; en soulignant le fait que les tutsi détenaient au sein de nos forces armées un nombre plus important des généraux que toutes les autres ethnies du grand Kivu confondues. Et pourtant, ici et ailleurs les tutsi dénoncent la xénophobie dont ils seraient victimes de la part de l’Etat congolais ! Pire malhonnêteté !
Tout comme dans l’ancienne Egypte, ces soldats tutsi n’obéissent plus aux ordres de l’Etat-major des forces armées congolaises ; ils refusent toute mutation du Kivu vers une autre province, décident d’où ils veulent aller et font ce qu’ils veulent.
Tout comme dans l’Egypte ancienne, ces soldats tutsi ont trahi le Congo en s’associant avec les troupes rwandaises, leurs frères de tribu et, ensemble, portent un coup de grâce à la nation congolaise, un pays qui les a nourris, entretenus, fait étudier, accueillis alors qu’ils étaient réfugiés fuyant leur pays natal, le Rwanda. Ces soldats tutsi du Congo et leurs frères de l’armée rwandaise travaillent en effet nuit et jour à la dislocation, c’est-à-dire à la perte de la République démocratique du Congo, tout comme l’ont fait, des siècles avant eux, des prisonniers et esclaves blancs, asiatiques et indiens contre l’Egypte.
Il y a péril en la demeure. La désagrégation de l’Etat congolais est engagée.
Pour que nul n’en ignore, plus de 10.000 soldats tutsi constitués de l’armée régulière rwandaise, des milices Ngumino, Twigwaneho, les Al-Shabab et autres milices originaires du Burundi sont aujourd’hui déployés rien que dans les territoires de Fizi, Uvira et dans la collectivité d’Itombwe dans le territoire de Mwenga. Que font-ils là-bas ? Nul doute que ce sont des troupes d’occupation que les groupes d’auto-défense populaire autochtones Maï-Maï tentent de contrer avec des moyens du bord archaïques. Ces patriotes, qui ont tout abandonné, qui ont renoncé à tout pour défendre la patrie en péril sont délaissés par le pouvoir de Kinshasa à leur triste sort face à ces soldats tutsi lourdement armés, équipés, financés, qui ne manquent de rien.
Pire, les éléments tutsi des Fardc, point n’est besoin de rappeler qu’ils constituent plus du double des effectifs militaires engagés au Sud-Kivu, prennent part aux combats en faveur des milices tutsi. L’extermination des Congolais autochtones que le Rwanda n’a pas réussie s’opère maintenant par notre propre armée, laquelle est ainsi utilisée pour anéantir son propre peuple afin de faire de la place aux tutsi. La honte !
Mais sans jamais nous lasser, nous devons dire au président Félix Tshisekedi – encore et encore – ce qu’il ne faut pas faire. C’est pourquoi, quand le président Félix Tshisekedi prend des décisions dangereuses pour le pays, il est de notre devoir de les dénoncer. A ce sujet, on ne comprend d’ailleurs pas le bien-fondé des décisions prises récemment par le président de la République consistant à engager des combats de grande envergure à Minembwe. Si cette décision d’engager des combats de grande envergure est bien fondée s’agissant de la situation en Ituri où l’ONU signale la présence des gens déterminés, bien organisés et bien armés qui ne sont ni Lendu ni Hema, c’est-à-dire des armées étrangères et au Nord-Kivu (Beni et Butembo); en revanche on peut y voir une méconnaissance de la situation sécuritaire au Sud-Kivu en particulier.
Je rappelle que tout juste à peine Félix Tshisekedi avait-il prêté serment que tous les Maï-Maï du pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le centre ont déclaré, partout dans le pays, vouloir déposer les armes et intégrer l’armée nationale pour certains : des centaines de Kamwina Nsapu au Kasai se sont rendus ; des centaines des Maï-Maï au Sud-Kivu à Kalehe, à Baraka-Fizi, et autant au Nord-Kivu. Aucun autre président de la République démocratique du Congo n’a eu cette chance là avant Félix Tshisekedi, d’avoir tous les mouvements rebelles autochtones qui décident, partout dans le pays, de déposer les armes à son avènement au pouvoir.
Qu’est-ce que le nouveau pouvoir a fait pour encadrer ces gens qui se sont massivement et successivement rendus à l’Etat ? Le constat est clair : rien n’a été fait pour les accueillir. Au contraire, certains ont été exécutés sommairement par les troupes rwandophones appartenant aux Fardc au Sud-Kivu dans le site de transit où ils étaient entassés sans la moindre considération. Ainsi, par exemple, le Général EBUELA, chef Maï-Maï dans le secteur d’Itombwe a entamé le processus de sa reddition, lui et ses nombreuses troupes, armes et munitions à la main. Alors que ce général EBUELA se trouvait dans un site à lui dédié par le commandant des Fardc à Baraka, dans le petit village de Kafulo, le commandant Fardc – un Tutsi bien sûr – est arrivé le 3 mars 2019 pour « l’accueillir en personne ». Ce dernier était alors chaleureusement accueilli à son tour par le général EBUELA et ses hommes. De manière tout à fait incompréhensible jusqu’à ce jour, ce commandant Tutsi des Fardc a fait signe à ses hommes de tirer à bout portant sur le général Maï-Maï et ses hommes. Le bilan ? La femme du général EBUELA enceinte de deux mois a été assassinée, ses deux fils âgés de 17 et de 15 ans ont été sommairement exécutés ainsi que trois gardes du corps du général Maï-Maï. Le général EBUELA s’en est miraculeusement sorti.
C’est ainsi que partout au Congo, refroidis par l’attitude du nouveau pouvoir en place à Kinshasa à leur égard, les groupes d’auto-défense populaire autochtones qui s’étaient rendus aux Fardc ont repris le chemin du maquis parce qu’abandonnés à eux-mêmes sur leurs sites de reddition, s’ils ne sont pas purement et simplement exécutés sommairement pour certains par les Fardc dont le commandement est en grande partie aux mains des Tutsi.
Telle est la situation exacte à ce jour. Alors, quand le président Félix Tshisekedi annonce des combats de grande envergure à Minembwe on est conduit à se demander qui va-t-il combattre là-bas ? Et pour quelle raison vient-il d’engager des moyens militaires sophistiqués à Minembwe? Sans doute que tous ces moyens militaires sophistiqués vont se retrouver entre les mains des milices tutsi afin qu’elles s’en servent pour exterminer les populations autochtones, seule solution à leurs yeux pour réaliser leur plan d’occupation et de colonisation du Grand Kivu, et donc leur plan de création d’un empire Tutsi-Hima des longues dates.
Enfin, dans leur conférence de presse du 16 octobre 2019, les Tutsi n’ont pas manqué d’altérer la vérité comme toujours.

Ils provoquent les guerres au Sud-Kivu et tuent les autochtones congolais mais se placent toujours en victimes.

Ils parlent des actes de génocide en préparation dont ils seraient victimes de la part des congolais autochtones, comme si seuls les tutsi ont qualité de victimes de génocide.

Or, sur place se trouve la Monusco qui n’a relevé aucun cas pouvant revêtir la qualification de génocide.

Les chefs coutumiers autochtones qu’ils tuent, la population civile autochtone qu’ils exécutent sommairement ne représentent rien à leurs yeux.
La vérité c’est que ce sont les Tutsi qui sont des auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide à grande échelle au Sud-Kivu contre les autochtones congolais, comme par exemple les massacres de Makobola, de ‘Wangulube, Lulimba en territoire de Fizi ; Makutano, Tulambo à Itombwe, Lemera (territoire d’Uvira) et Kasika (territoire de Mwenga).

Il ne s’agit pas là d’un génocide en préparation, mais bien des génocides que les banyarwanda ont déjà commis sur le territoire congolais ; génocides qui restent impunis, dont les bourreaux occupent des places de choix dans notre gouvernement, dans nos Assemblées parlementaires nationales et provinciales, ainsi que dans nos gouvernements provinciaux.

Les congolais ne sont pas génocidaires comme eux. La preuve en est que tous les Tutsi qui ont fui les combats dans les hauts plateaux ont trouvé refuge à Fizi, Baraka, Uvira, c’est-à-dire chez les babembe et les Fuliro, ceux-là même que les Tutsi présentent comme étant leurs génocidaires ! Cherchez l’erreur !
Au cours de cette même conférence de presse du 16 octobre 2019, les banyarwanda ont délibérément tu leurs propres exactions contre les congolais autochtones et ont accusé toutes les institutions de la République de complices sinon défaillantes : le président de la République, le ministre de la défense, le chef d’Etat-Major des armées, le Commandant de la région militaire à Bukavu, le commandant de secteur à Uvira et le commandant des opérations à Minembwe, tous sont des complices et défaillants. Cependant, rien n’est dit au sujet des soldats Tutsi des Fardc qui ont rejoint avec armes et munitions leurs milices pour exterminer les populations autochtones. Bref, tout le monde est génocidaire et mauvais, sauf eux.
Mais il y a plus inquiétant encore. C’est la proposition formulée par les Tutsi pour ramener la paix au Sud-Kivu, proposition consistant à envoyer au front sur place un commandement « mixte » (sic) Fardc-Tutsi. On comprend bien la logique des Tutsi : les Fardc n’est pas leur armée, ils ont la leur au sein des Fardc. On se souvient d’ailleurs que tous les officiels Tutsi du gouvernement Laurent Désiré Kabila avaient fui Kinshasa en 1998 pour aller se cacher à Kigali lorsque le président avait renvoyé les troupes rwandaises. Les officiels Tutsi, y compris des ministres, avaient fui alléguant qu’ils ne se sentaient pas en sécurité puisque leur armée était partie ; il s’agissait pourtant de l’armée rwandaise qui était renvoyée. C’est grave.
On peine surtout à comprendre leur logique quand ils soutiennent que leur armée est relevée de leurs postes au facies tandis que, selon eux, il est difficile voire impossible de reconnaître les autres soldats originaires du Sud-Kivu pour les relever, eux aussi, des positions qu’ils occupent. Or, les Tutsi eux-mêmes citent des cas où un commandement « mixte » (sic) avait donné, selon eux, de bons résultats (commandement mixte Tutsi-Fuliro notamment). Comment alors a-t-on identifié l’officier Fuliro méconnaissable au facies comme eux, afin de constituer le fameux commandement « mixte » à Bijombo ?

CONCLUSION

Au risque de me répéter, s’affrontent à Minembwe deux grands groupes: d’un côté les milices tutsi Ngumino, Twigwaneho, les Al-Shabab, assistées par des unités des Fardc tutsi et des bataillons de l’armée rwandaise, de l’autre côté se trouvent des groupes d’auto-défense populaire autochtones, les patriotes Maï-Maï regroupant les tribus autochtones menacées dans leur existence par le premier groupe cité. Qui est-ce que Félix Tshisekedi entend combattre à Minembwe ? Je dis simplement que si désarmement forcé il doit y avoir, il ne doit pas viser que les patriotes Maï-Maï comme c’est le cas actuellement, au contraire il doit concerner tous les groupes armés : tutsi, bembe, fuliiru, vira, rega, nyindu en même temps. Sinon, en dirigeant ses attaques militaires contre les seuls groupes armés autochtones, Félix Tshisekedi est en train de scier la branche d’arbre sur laquelle il est assis. Il faut aussi que tous les responsables militaires originaires du Kivu soient remplacés par ceux venus des autres provinces du Congo pour assurer la sécurité de toutes les communautés de manière objective.
La paix au Sud-Kivu passe surtout par l’abrogation pure et simple du décret ayant créé frauduleusement la commune de Minembwe, source des conflits meurtriers inutiles. Et en tout état de cause, Félix Tshisekedi n’a plus le choix tellement son prédécesseur l’humilie au quotidien en le faisant passer pour un roi fainéant, qui règne sans gouverner. Tshisekedi n’a pas d’autre choix : il doit dissoudre l’Assemblée nationale au plus tard en février 2020 afin que des vraies élections aient lieu et que les vrais patriotes entrent à l’Assemblée nationale, avec pour conséquence la constitution d’un nouveau gouvernement qui l’aidera à réaliser son projet pour le Congo et à anéantir l’encerclement et l’influence nocive du Tutsi power dans lequel il se trouve emmailloté.
Les évènements qui se sont produits récemment à Beni et à Butembo ont suffisamment mis à nu la complicité de la Monusco avec nos ennemis. Plus que jamais, cette force onusienne qui n’aura combattu contre aucun rebelle depuis 20 ans, sauf contre les patriotes Maï-Maï, doit partir. Je suggère donc, pour le salut de la nation face au péril de sa désagrégation planifiée, que toutes les politiques sécuritaires efficientes à l’Est (Grand-Kivu et la grande province orientale) reposent essentiellement sur l’encadrement de ces jeunes patriotes en leur assurant une formation militaire adéquate, en leur fournissant la logistique nécessaire pour parer à toute éventualité, notamment à toute tentative d’occupation et velléités expansionnistes du Grand Kivu par le Rwanda. C’est cette ossature des Maï-Maï qui doit constituer la colonne vertébrale de notre armée dans le Grand Kivu, car ces jeunes gens connaissent le terrain, de surcroît ils n’ont jamais été impressionnés par l’armée rwandaise, au contraire ils causent des dégâts énormes à cette armée étrangère. C’est en effet grâce à ces jeunes gens de groupes d’auto-défense populaire autochtones – qui retardent l’exécution du plan d’occupation du Kivu par les tutsi par leur sacrifice en opposant une résistance farouche aux armées étrangères présentes sur notre sol – c’est grâce à ces jeunes gens – disais-je – que le Congo se maintient encore à ce jour dans ses frontières héritées de la colonisation. Mais pour combien de temps encore…

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Par Enoch David.


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