RDC – réponse à Delphin Rukumbuzi Ntanyoma ,les chefferies fictives et la culture de mensonge chez Banyamulenge : tel est pris qui croyait prendre. Par Dr Philbert Bilombele

Written by on avril 6, 2020

Du 02 au 04 Mars 2020 les Babembe s’étaient réunis à Uvira dans un Forum Intra-Communautaire dans le cadre de l’Accord Cadre d’Addis Abeba.

Ce forum était intervenu après celui de la communauté Banyaruanda soi-disant Banyamulenge qui s’était tenu à Kinshasa en Janvier 2020.Bien avant la tenue des assises de Kinshasa un certain Delphin Ntayoma avait écrit au Président de la République, Son Excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, pour réclamer que les archives coloniales soient consultées et interrogées pour que certaines chefferies, selon toujours Delphin Ntayoma qui n’en cite curieusement aucune, qui jadis appartenaient exclusivement aux soi-disant Banyamulenge leur soient restituées.

Mais son idée n’était pas nouvelle

Déjà en 1996 l’écho venait du Rwanda, son pays d’origine, par le biais de Pasteur Bisimungu, son président, qu’il existerait aux Congo des terres qui appartenaient au Rwanda et une Seconde Conférence de Berlin (Berlin II) était envisageable par des sujets rwandais pour que le Rwanda rétablisse ses terres perdues au Congo.

Sur ce sujet, Paul Kagame n’a jamais hésité de dire que le Rwanda était si minuscule comme une province de l’Uganda, leur voisin du Nord.

Le Rwanda passa des paroles aux actes en créant en 1998 le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), qui à son tour va créer un territoire exclusivement Banyarwanda au Congo, à Minembwe en 1999.

Fermons cette parenthèse et revenons à la problématique de prétendues chefferies Banyamulenge au Congo insinuées par la plume de Delphin, position reprise dans la Déclaration de Banyamulenge de Janvier 2020 et énergétiquement réfutée à la fois par moi-même .

Pour lire mon article sur les prétendues chefferies Banyamulenge veuillez cliquer sur ce lien : https://fizimedia.com/2020/02/rdc-les-pretendues-chefferies-des-soi-disant-banyamulenge-nexistent-pas-au-congo/

La Déclaration des Babembe de Mars 2020 et par le monologue du Professeur Kalonda Mbulu.Dans son article mis en ligne le 03 Mars 2020, Delphin passe en revue mon article tentant de trouver de failles dans mon analyse et de consolider, croit-il, sa position et celle de sa communauté dite « Banyamulenge » pour consulter l’Article Delphin veuillez cliquer sur ce lien : https://easterncongotribune.com/2020/03/03/chefferies-babembe-nexistent-pas/

Il sera ici démontré que, plus Delphin Ntayoma s’enfonçait dans ses élucubrations et plus il se noyait dans des affirmations confondantes voire absurdes comme celle de soutenir que son frère Ruberwa et moi-même serions tous des Bantous.On est là au cœur de l’ubwenge, le mensonge dont se nourrit le munyarwanda.

J’examine donc la réplique récente de Delphin au sujet de ma contribution tout en m’appuyant aussi sur le monologue du Prof. Kalonda Mbulu qui a récemment mis en lumière les contre-vérités des « Banyamulenge » sur leurs prétendues chefferies en République démocratique du Congo.

L’Ubwenge ou le mensonge dans la culture Banyarwanda
L’Ubwenge (mensonge intelligence, ruse, malignité, duplicité, dissimulation, fourberie) est, chez les Banyarwanda, un élément essentiel de leur culture, il est la culture elle-même ; on dirait ironiquement que le mensonge est une vertu chez le Munyarwanda, sans équivalent en français.

Savoir mentir est une culture pratiquée et louée, même par les hommes et femmes de religions Banyarwanda : prêtres, évêques, pasteurs tous pratiquent l’Ubwenge même dans les églises comme le droit canon.

Le mensonge est donc toute une école et un état d’esprit pour les Banyarwanda. Certains auteurs Rwandais tels que Thomas Kamanzi, Alexis Kagame, Stanislas Bushayija, Aloys Rukebesha, Antoine Nyatera et Shingiro Mbonyumutwa ont même exalté les mérites, à leurs yeux, de l’Ubwenge et ont fait son éloge dans leurs ouvrages comme étant la qualité supérieure de Tutsi et que tout Tutsi doit avoir.

Tout le contraire d’un Congolais

Par contre, d’auteurs auteurs rwandais ont décrié et fustigé l’Ubwenge, c’est le cas de Gaspard Musabyimana et Charles Ntapaka (pour plus de détails sur cette question d’Ubwenge, veuillez consulter Musabyimana, précité).
C’est donc peu de dire qu’en répliquant à mon analyse, Delphin n’a fait que ce qu’il a appris dès son enfance, l’Ubwenge, c’est-à-dire le mensonge.

Est pris qui croyait prendre
Dans sa logorrhée, Delphin a fait allusion à mon Annexe No 1 pour tenter de réfuter mon argumentaire.

Selon Delphin, les 12 tribus du Lac Tanganyika représentées par Hore dans son article On the Twelve Tribes of Lake Tanganyika n’avaient aucun lien aux terres qu’ils occupaient.

L’Ubembe, l’Umassanze, l’Uvira, l’Uzige, l’Urundi, l’Ujiji, Ukaranga, l’Ukaramba, l’Ubwari, l’Ugoma,etc. ne représentaient, selon Delphin, en rien les populations qui y habitaient. Cette affirmation de Delphin est fallacieuse car le préfixe U qu’on retrouve devant chaque radical signifie « pays de ».

Par exemple Ungereza (Angleterre), Umarekani (l’Amérique), Urusi (la Russie), Uchina (la Chine), Urundi (le Burundi). Ubembe signifiait donc « le pays de Babembe ».

Eprouvant de réelles difficultés à lire et comprendre une carte géographique, Delphin en vient à affirmer que l’Uzige serait le Bufuleru. Il suffit pourtant de bien lire la carte géographique de Hore pour s’apercevoir qu’elle mentionne l’Uvira.

Uzige est un pays voisin d’Uvira au Nord

Les égarements de Delphin le conduisent à soutenir pire encore : il pense aussi que l’Uzige faisait partie de l’Urundi ; or sur la même carte de Hore (Annexe No.1) l’Urundi est bien situé de l’autre côté du lac Tanganyika.

Autre erreur consternante commise par Delphin c’est qu’il parle de Ruanda qui serait, selon lui, situé dans la collectivité de Ngandja, qui serait une preuve selon lui de l’existence de Banyamulenge dans l’espace Fizi-Itombwe.

Une fois de plus Delphin se trompe, à moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de mentir ou tout simplement que cela relève d’une stratégie qui ne serve pas la vérité.

Delphin n’a pas réfuté les annexes 2 et 3

En dehors de la carte de Hore (Annexe No1), mal interprété d’ailleurs par Delphin, ce dernier n’a pas réfuté la véracité des autres Annexes (No2 et No3) que j’ai jugées bon de republier dans cet article.L’Annexe No 2 contient le procès-verbal de la délimitation du territoire de Fizi et celui de Mwenga.

On peut lire dans ce procès-verbal comment les réfugiés Banyarwanda sont interdits de faire la transhumance de bétails dans l’Itombwe et comment le Chef Matayabo va accepter de les réinstaller à Lulenge.

On s’étonnera que Delphin ait choisi d’être muet sur cette question, certes pas par oubli mais par Ubwenge (malice, ruse, flatteries, tromperie et mensonge) car il n’avait aucun argument à m’opposer sur cette évidence.

L’Annexe No 3 est une lettre circulaire du Haut-Commissariat de Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) adressée aux réfugiés Rwandais de Lemera, Mulenge et Katobo (cfr. Annexe No.3).

Cette lettre signée en 1964 interdisait aux réfugiés Rwandais, aujourd’hui autoproclamés « Banyamulenge » de s’impliquer dans la politique au Congo.Une fois de plus, acculé par la force invisible de la vérité, Delphin s’est servi de l’Ubwenge pour se défaire d’une preuve dérangeante en gardant le silence à cette question des réfugiés rwandais dans les sites de Lemera, Mulenge et Katobo puisqu’il n’avait aucune preuve contraire à m’opposer.

L’Ubwenge ne tue pas, il permet de nourrir ses enfants : Azarias Ruberwa est un Bantou !
Pour faire valoir son argumentaire, Delphin se livre dans des affirmations grotesques qui prêteraient à rire si elles n’étaient pas graves.

Il affirme – que n’auront-ils pas été ces banyarwanda au gré des intérêts qu’ils défendent : juifs, blancs dans la peau noire, descendants du Roi Salomon, etc – qu’Azarias serait un Bantou contrairement à ce que Azarias Ruberwa lui-même avait confirmé au micro de Marius Muhunga et de Raphael Manywa, son frère avait confirmé au micro de Cyprien Wetchi.

En effet, Delphin note que « Philbert et Azarias ont tous deux les multiples identités qui confondent au même degré leurs lecteurs. Je tiens à leurs rappeler que nous sommes tous de Bantu ».

Extraordinaire ! Ainsi donc les Hamites, nilotiques et Bantous seraient un même peuple, tout simplement parce qu’on se rend compte que le mensonge sur sa fausse identité « Banyamulenge » démasquée commence à causer plus de dégâts politiques en République démocratique du Congo qu’il n’apporte de gain !
Mais il y a plus rigolo encore dans les écrits de Delphin.Ce dernier surprend – que pouvait-il faire d’autre en tant que falsificateur de l’histoire ? – lorsqu’il affirme, apparemment avec sérieux, que les notables Babembe comme « Mushesha, Rutambwe (Lutambwe) et Sebacwa seraient tous des « Banyamulenge » dont les archives coloniales (non renseignées du reste) mentionneraient devant leurs noms qu’ils seraient des Baniaruanda ».

L’Ubwenge a des limites, mais là un tel mensonge relève vraiment – je m’en excuse – de l’errance intellectuelle. Encore fallait-il que Delphin précisât les lignées rwandaises de ces notables Bembe métamorphosés en banyarwanda : Bahinda, Banyabinshi, Basinzira ou encore Basegege.

Il ne le dit pas.Et si les Babembe et Banyamulenge n’ont jamais eu des chefferies ?
Dans sa réponse à mon article, Delphin se pose une question très capitale à laquelle il s’est pourtant bien gardé de répondre par Ubwenge. D’ailleurs, le fait même de poser cette question prouve à suffisance son ignorance voire le fait qu’il soit un falsificateur invétéré de l’histoire de l’espace Fizi-Itombwe, jadis le Pays de Babembe.

Dans son livre Voyage aux grands lacs de l’Afrique orientale Burton n’hésite pas de dire que « la terre appartient aux Wabembe » (Burton, 1862:p.456). De ce fait, les Babembe n’avaient même pas besoin de chefferies, car ils avaient déjà tout un pays propre à eux, l’Ubembe.Pour répondre à la question de savoir « et si les Babembe n’ont jamais eu de chefferies » la réponse est claire.

Les Babembe n’en auront pas besoin et ne prendront jamais des armes à la recherche d’une quelconque chefferie car avant la colonisation les Babembe avaient déjà leur pays, « l’Ubembe ». Ils avaient leur mode de gestion propre à eux basée sur l’Ulaship.Les Babembe n’ont donc pas besoin d’un L. Frank pour légitimer leur présence sur le sol congolais encore moins la présence des chefferies.
Il n’est pas superfétatoire de rappeler à Delphin qui feint de l’ignorer que la question qui faisait l’objet de mon analyse concernait la propriété de la terre, que cette dernière soit détenue sous la forme de chefferie ou de secteur (les deux étant des collectivités), le plus important c’est de justifier qu’on est Congolais d’origine parce que non seulement on appartient aux ethnies, mais surtout à celles qui avaient des terres qui ont été fusionnées (par force ou par malice) pour faire l’actuelle République démocratique du Congo.

Les Babembe, en l’espèce, sont congolais d’origine parce qu’ils remplissent les deux conditions cumulatives posées par la constitution : à savoir population appartenant à l’ethnie Bembe et propriétaire d’un territoire (l’Ubembe, le pays de l’Ubembe), lequel Ubembe a été fusionné avec les territoires des autres ethnies pour faire la République démocratique du Congo actuelle.

Les Banyarwanda soi-disant « Banyamulenge » eux ne remplissent aucune condition constitutionnelle prévue par l’article 10 alinéas 3 de la constitution.

La réplique de Delphin n’a d’ailleurs pas apporté le moindre commencement de preuve de la qualité de Congolais d’origine de Banyarwanda soi-disant « Banyamulenge ».

Contrairement aux autres peuples – et pour que les choses soient bien claires dans l’esprit de Delphin qui l’ignore – les Babembe sont fortement décentralisés. Ils sont gérés par un système administratif que j’appelle « Ulaship » et dont le Professeur Daniel Biebuyck appelle la « Séniorité ».

Dans le Ulaship, le chef c’est l’ainé de la famille ou Ula y’ebunde. Il est indépendant de l’autre Ula et gère son entité d’une façon décentralisée. Un Ula est un parent, pas un despote autocratique.Il dirige avec la loi Bembe qu’on appelle « Mtetekele », qui doit être au-dessus de tout le monde, principe connu en Kibembe ou ebembe comme mtetekele ta talakanakwa (littéralement : la loi est intransgressible, la loi est dure mais c’est la loi, personne n’est au-dessus de la loi).

Les prêtres, les missionnaires et colons qui ont séjourné dans l’Ubembe ont d’ailleurs reconnu que les Babembe sont divisés en clans, chaque clan étant par ailleurs indépendant l’un de l’autre. Cela ne revient pas à dire que les Babembe ne se reconnaissent pas comme un peuple car tous les Babembe reconnaissent être descendants d’Ikama Pele [pour plus de détails sur la structure sociale Bembe lisez la thèse doctorale du Professeur Daniel Biebuyck intitulée De sociale instellingen der Babembe (Structure Sociale Bembe) soutenue en 1954 à l’Universite Ghent, en Belgique].

Voilà la raison pour laquelle les Babembe ont toujours conservé leur histoire de génération en génération. Ils connaissent les liens lointains qui les unissent avec d’autres peuples tels que le Bazimba, Bangubangu et les Lega.

Le Roi Léopold II, Roi des Belges n’avait pas le droit d’attribuer des terres, il devait et s’est contenté de consacrer comme telles les terres existantes et leurs propriétaires. Les prétendues chefferies de Banyamulenge, par contre, n’ont jamais existé.

En effet, les textes coloniaux cités en boucle ici et là par les falsificateurs n’ont jamais eu pour objet la création des chefferies.
Le décret du 6 octobre 1891 n’a jamais créé la moindre chefferie au Congo. Celui du 3 juin 1906 n’a eu pour objet que d’intégrer les chefferies déjà existantes dans la nomenclature de l’administration belge pour mieux les contrôler.

Il n’en a créé aucune. Il en est de même du décret du 2 mai 1910. Il est vrai que par exception aux règles qu’eux-mêmes avaient posées, les colonisateurs belges avaient créé, avant de les supprimer en 1957 – avant même l’indépendance – des chefferies dites « atypiques ».

Ce sont les chefferies atypiques de Bwisha, de Gishari et de Buhunde, toutes les trois se situant dans l’actuelle province du Nord-Kivu. Aucune de ces chefferies « atypiques » ne fut octroyée aux banyarwanda soi-disant « Banyamulenge ».

Et si les Belges ont été contraints de supprimer ces chefferies « atypiques » avant même l’indépendance, c’est parce que lesdites chefferies étaient créées en méconnaissance de la règlementation belge elle-même au Congo et suite à la pression des autochtones médusés de voir des rwandais se voir attribuer leurs terres.

Le Professeur Kalonda Mbulu recadre l’Ubwenge de Delphin
Dans son article intitule Et si les Babembe et Banyamulenge n’ont jamais eu des chefferies ?, Delphin s’était fixé l’objectif de relever « certaines incohérences » que contiendrait mon article.

Et Delphin d’ajouter « ces incohérences tendent à se contredire et prouvent difficilement l’existence des chefferies coutumières ‘babembe’ ».Il sied de rappeler que Delphin n’a pas nié la véracité de mon argumentaire, car selon lui, mon article avait certaines incohérences.

Grammaticalement, « certain » est un pronom indéfini qu’on l’utilise pour désigner une partie d’un ensemble. Or, en logique formelle, le principe du tiers exclu veut qu’une proposition ne soit pas vraie et fausse à la fois ; c’est-à-dire, soit une proposition est vraie, soit sa négation est vraie.Si vraiment mon article avait certaines incohérences cela ne remet pas en cause la véracité de tout mon argument selon lequel les prétendues chefferies de Banyamulenge n’ont jamais existé car certain désigne une partie d’un ensemble.

Dans les paragraphes qui suivent je vais démontrer comment Delphin a menti à ses lecteurs.De quoi parlais-je dans mon article ? Je parlais bel et bien de l’Ubembe, le pays de Babembe qui avait existé avant la colonie Belge. Je ne parlais pas d’une quelconque chefferie de Babembe fabriquée par les Belges, car la terre de Babembe, chefferie ou secteur, a préexisté à la colonisation belge.

Les Belges, pour ainsi dire, n’ont fait que constater et consacrer une réalité qui leur a préexisté, c’est-à-dire l’Ubembe, pays de Babembe.Le monologue du Professeur Kalonda Mbulu du 08 Mars 2020 révèle par exemple que le Ministre L. Frank que Delphin voulait faire croire à ses lecteurs comme le ministre colonial qui aurait supprimé les prétendues chefferies Banyamulenge en 1933 n’apparait que dans l’imaginaire de Delphin, car en 1933 L.Frank n’était plus Ministre de colonies parce qu’étant devenu dès 1926 Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1937 (cfr. l’Annexe No4 la liste de ministres des Colonies et Affaires Belges).Il sied de rappeler que Louis Frank (L. Frank) fut Ministre de Colonies du Congo belge du 21 Novembre 1918 au 11 mars 1924.

Pour plus de détails sur la vie politique de L. Frank, le lecteur est prié de s’en référer aux publications de l’intéressé, notamment : Congo : land en volk (1926), La question de langues au Congo (1929), le Congo Belge Tome I et II. Le mensonge de Delphin sur ce point ne peut pas prospérer.

Conclusion : Pas de paix sans vérité
Je venais de démontrer ci-haut qu’il existe dans le chef de Delphin, le désir de cacher la vérité, de mentir et de falsifier l’histoire de l’Ubembe.Ce jeu dangereux a déjà endeuillé la République Démocratique du Congo par de millions.

Pour que la paix revienne, les belligérants doivent chercher la vérité et l’accepter quelle qu’elle soit et quoiqu’il en coute.

De ce qui précède, je réitère :

Primo, les Banyaruanda, soi-disant « Banyamulenge » continuent à falsifier l’histoire de l’espace Fizi-Itombwe et l’Ubembe en utilisant la ruse, le mensonge, malice et la guerre (l’Ubwenge) ;Secundo, les Banyarwanda, soi-disant « Banyamulenge » n’ont jamais eu de chefferies au Congo (en général) et en Ubembe (en particulier) ;
Tertio, Azarias Ruberwa, pas plus que Delphin ne sont pas de Bantou, ils sont hamites, nilotiques ; moi en revanche je suis un Mubembe, un Bantou.

Que Delphin cesse d’utiliser sa plume pour inciter les Banyarwanda, soi-disant Banyamulenge à prendre des armes contre les Babembe pour défendre leurs prétendues chefferies inexistantes, bien que demeurant dans le subconscient de l’auteur.

Bibliographie.

Académie Royale des Sciences d’outre-Mer, (2020) Ministres de Colonies et des Affaires étrangères, disponible en ligne https://www.kaowarsom.be/fr/liste_thematique_ministres_colonies_affaires_etrangeres
Biebuyck, D. (1954) De sociale instellingen der Babembe (Bembe Social Structure). Ghent University (Belgium); not published an uncorrected translation in French by A. De Rycke
Biebuyck, D. (1952), The Seniority Principle in the Bembe Marriage System, disponible en ligne https://danielbiebuyckcom.files.wordpress.com/2017/10/bembe-seniority.pdf
Bilombele, A.P. (2020), “les prétendues chefferies des soi-disant « Banyamulenge » en République Démocratique du Congo : quand les archives établissent la preuve du contraire”, Fizi Media, 24 Fevrier .Disponible en ligne https://fizimedia.com/2020/02/rdc-les-pretendues-chefferies-des-soi-disant-banyamulenge-nexistent-pas-au-congo/
Burton, F. R. (1862) Voyage aux grands lacs de l’Afrique orientale / par le capitaine Burton ; ouvrage trad. de l’anglais par Mme H. Loreau.

Ngbanda N.H. (2004) Crimes Organisés en Afrique centrale : Révélations sur les réseaux Rwandais et Occidentaux. Ed. Duboiris. Paris.Ntanyoma, R.D. (2020) “Et Si Babembe et Banyamulenge n’Ont Jamais Eu des Chefferies?”, Eastern Congo Tribune.,03 Mars 2020.

Disponible en ligne https://easterncongotribune.com/2020/03/03/chefferies-babembe-nexistent-pas/
Hore, E.C. (1883) “On the Twelve Tribes of Tanganyika”. The Journal of the Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Vol. 12(1883), pp. 2-21
Kauch, P. « Louis Franck », Biographie nationale de Belgique, tome XXXIII, Bruxelles, 1966.
Meeuwis, M. (2011): The origins of Belgian colonial language policies in the Congo, Language Matters, 42:2, 190-206
Musabyimana, G. (2009) La culture de Mensonge au Rwanda. https://www.musabyimana.net/20091001-la-culture-du-mensonge-au-rwanda/
Société des Missionnaires de Notre-Dame des Missions d’Afrique, D’Alger Missionaires Au Niadja (1885), Grammaire Kiswahili par un père, Imprimerie F. Levé, Paris.

Annexe 1. La carte d’ Edward C. Hore sur les 12 tribus de Tanganyika (1883)Ph d'archive : La carte d’ Edward C. Hore sur les 12 tribus de Tanganyika (1883)Ph d’archive : La carte d’ Edward C. Hore sur les 12 tribus de Tanganyika (1883)

Annexe 2 : Procès-Verbal de la Réunion- Frontières des Administrateurs de Territoires de Mwenga et de Fizi tenue aux monts Nakabunga et Kakwela le 21 Septembre 1953.Annexe No 3. Lettre Circulaire de l’Organisation des Nations Unies au Congo (ONUC) aux réfugiés Rwandais de Lemera, Mulenge et Katobo interdisant leur implication dans la politique au Congo. Annexe No 4 Liste des Ministres de Colonies et des Affaires étrangères.

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